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tymen
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EXPOSITION
Tymen

accompagné de
Chantal Grosclaude, Jean-François canestrier et Enzo Maio


8 juin- 8 juillet

vernissage le 15 juin  à partir de 18h30

EXHIBITION
Tymen

 with : Chantal Grosclaude, Jean-François canestrier et Enzo Maio

8th of june- 8th of july

opening 15th  june at 18.30 pm
tymen
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60 ans de peinture

C’est en 1947 lorsqu’il s’établit à Antibes, que Tymen fit ses
débuts de peintre, activité ininterrompue depuis cette date,
marquée par un passage progressif à l’abstraction à partir
de 1960. Au fil des années et des toiles, il élabore un
langage personnel, fait de larges aplats savamment
ajustés et d’une palette réduite mais contrastée.

Natif du Finistère, il puise ses thèmes dans sa
mémoire familiale et culturelle. Car savoir que le « men »
de « Tymen » est celui de dolmen, de menhir, de la pierre
donc, c’est déjà pénétrer l’un des aspects essentiels
de son univers.

Sa vie durant, son moi intime, son âme de celte, va naviguer
à bord de ce gigantesque bateau de granit chargé de mythes,
échoué à la pointe du continent depuis les origines
de la Terre, qu’est son pays natal.

Mais les vastes mouvements tectoniques des commencements
ont laissé des failles, des fractures sous-jacentes, dont
l’équilibre précaire se maintient au prix d’une lutte
incessante dont Tymen, se situant au point même où les
masses s’affrontent, connaît et maîtrise les enjeux. Car il
ne s’agit pas d’une géométrie, d’une symétrie (à moins
qu’elle ne soit à une échelle titanesque qui nous échappe),
mais d’une évolution, d’un glissement continu. Sans cesse
soupesant le poids de la Terre, celui de la mer
et celui du ciel, il réalise à chaque fois la prouesse
d’écarter les menaces de rupture et de cataclysme.

C’est ici, sur d’autres plages, soumises à d’autres dieux,
qu’il réinvente quotidiennement son pays, et c’est peut-être
cet éloignement qui lui a permis au cours de plus d’un
demi-siècle de passion et de patience, de dégager enfin
l’architecture idéale, épurée, de sa terre natale. Car si les
amarres sont distendues, elles demeurent intactes ;
la peinture est donc pour Tymen une manière de vivre
son drame, son exil. C’est dans ses toiles que se joue
chaque jour son destin de breton, son destin mythique.

Frédéric Voilley 2007





tymen




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60 years of painting

Tymen took up painting in 1947, when he settled in Antibes, continuing
without a break to this day. As from 1960, he gradually went over to
abstract art, working out a distinctive personal idiom, made of finely-adjusted
flat shapes in simple, striking colours.


Born in the Finistere (Brittany), his native culture has always been his main
source of inspiration. The very fact that “men” in his family name means
“stone” in the Gaelic language and is to be found in “dolmen” (cromlech)
and in “menhir” (standing-stone) provides an important key to his imagery.
All his life, his inner, Breton double has remained aboard that huge myth-laden
boat of granite, which in primeval times ran aground at the tip of the European
mainland, the Brittany peninsula.

The mighty tectonic forces in action since distant times have left threatening
cracks and rifts, and are held in precarious balance at the cost of a ceaseless
struggle- the stakes and workings of which Tymen precisely weighs up in his
careful art.


Perhaps it is the very distance separating him from his native land that has
allowed him to give it an ideal visual form. Although much stretched his
moorings still hold fast- and it is in his painting that he lives his exile,
that his mythical Celtic self plays out its fate.

Frédéric Voilley 2007



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