|
Trois
graveurs
Que
peut-il subsister de l'art de la gravure
en cette époque de
nouvelles images,
d'impressions numèriques, de manipulations
visuelles rendues possibles jusqu'au vertige ?
Je
répondrai encore et toujours :
la profondeur, la chaleur,
l'espace, l'intime.
Dès
les pionniers : Rembrandt, Durer, Seghers,
les choses d'ailleurs sont
claires : jamais nous
ne sommes dans le rendu optique mais dans
l'expression, la transposition, l'elliptique, l'intime,
je dirai même
l'écrit.
Chance,
miracle ? les procédés de base demeurent.
S'ils ont
accueilli et accueillent paisiblement des
apports nouveaux,
l'essentiel est encore une matrice,
de l'encre, du papier,et la main
qui cherche.
Et la discipline qui paraissait si rebutante se plie
enfin à tous les caprices.
La
galerie Transartcafé à Antibes montre pour un
mois les
gravures de trois artistes :
Césaretti,
Galassi, Joyard, une occurrence de
contemplation mentale et plastique
dont chaque
feuille de papier, fut-ce la plus petite devient
un
espace sans bornes.
|
|
|